À retenir
Juillet marque souvent la transition vers le nid secondaire du frelon asiatique. Découvrez où il peut être dissimulé, comment le reconnaître sans vous approcher et comment sécuriser les lieux avant de le signaler.

En juillet, une colonie de frelons asiatiques à pattes jaunes peut commencer ou poursuivre la construction de son nid secondaire. Celui-ci est souvent installé dans un arbre, mais il peut aussi se trouver dans une haie, sous une toiture ou sur une construction. À cette période charnière, il reste parfois petit, caché par le feuillage et difficile à repérer.
Si vous suspectez un nid, la priorité n’est pas de vous en approcher pour confirmer son identité. Éloignez-vous, interrompez les travaux susceptibles de le déranger, sécurisez les abords et transmettez l’observation à un réseau de signalement ou à l’organisme compétent localement.
Pourquoi le nid secondaire apparaît-il souvent en juillet ?


Le cycle annuel du frelon asiatique ne suit pas un calendrier identique dans toutes les régions ni pour toutes les colonies. La météo, les ressources alimentaires et l’exposition du premier abri peuvent avancer ou retarder son développement. Juillet constitue néanmoins fréquemment une phase de transition importante.
Du petit nid primaire à une colonie en pleine croissance
Au printemps, une fondatrice construit un premier nid dans un emplacement abrité. Après l’émergence des premières ouvrières, celles-ci prennent progressivement en charge la collecte de nourriture, l’entretien du couvain et l’agrandissement de l’enveloppe. La reine se consacre alors principalement à la ponte.
Lorsque le premier emplacement devient trop exigu ou inadapté, les ouvrières peuvent entreprendre un autre nid. Pour comprendre la phase précédente, consultez notre guide consacré au nid primaire du frelon asiatique.
Une délocalisation progressive, pas toujours immédiate
Le passage vers le nid secondaire n’est pas un déménagement réalisé en une seule journée. Pendant une période transitoire, des frelons peuvent circuler entre les deux sites. Le nid primaire peut rester occupé le temps que les derniers individus immatures terminent leur développement, même lorsque la reine a déjà rejoint le nouveau nid.
Cette situation explique pourquoi deux structures proches peuvent présenter une activité simultanée. Elle ne signifie pas nécessairement que deux colonies indépendantes sont installées. À l’inverse, toutes les colonies ne se délocalisent pas systématiquement : certaines peuvent conserver et développer leur premier emplacement lorsqu’il offre suffisamment de place.
Notre article sur les différences entre nid primaire et nid secondaire permet de mieux situer ces deux étapes.
Où se trouve un nid secondaire de frelon asiatique en juillet ?
Le nid secondaire est fréquemment associé à la cime des grands arbres. Cette image est juste, mais incomplète. Les observations de terrain et les études scientifiques montrent que l’espèce utilise une grande diversité de supports naturels ou artificiels. Il faut donc éviter de conclure qu’un nid situé bas ne peut pas appartenir au frelon asiatique.
Dans la ramure d’un arbre
L’emplacement typique se situe dans la ramure d’un arbre feuillu ou d’un conifère, parfois à plus de dix mètres du sol. Chênes, peupliers, pins, platanes, arbres fruitiers et diverses autres essences peuvent servir de support. Le choix dépend davantage de la configuration du site que d’une essence unique.
En juillet, les feuilles masquent souvent complètement le nid. Celui-ci peut ne devenir visible qu’à l’occasion d’un déplacement des branches, d’un changement d’angle de vue ou, beaucoup plus tard, de la chute des feuilles. Il ne faut jamais grimper dans l’arbre ni secouer les branches pour essayer de le faire apparaître.
Dans une haie, un buisson ou des broussailles
Un nid secondaire peut être installé à hauteur d’homme, voire plus bas, dans une haie dense, un massif, des ronces ou un arbuste. Ces situations sont particulièrement dangereuses parce que le nid reste invisible avant une taille, un débroussaillage ou le passage d’une tondeuse à proximité.
Avant des travaux estivaux, observez les végétaux à distance. Un va-et-vient régulier d’insectes vers un même point doit conduire à reporter l’intervention. N’introduisez pas un outil dans la végétation pour vérifier votre hypothèse.
Sous un toit ou contre un bâtiment
Le nid peut également être fixé sous un débord de toiture, dans un hangar, un grenier accessible depuis l’extérieur, un abri, une construction peu fréquentée ou contre une façade. Des emplacements comme un coffrage, une avancée de toit ou une charpente ouverte peuvent offrir protection et espace.
Un nid secondaire n’est donc pas obligatoirement suspendu dans un arbre. Une structure volumineuse aperçue autour d’un bâtiment doit être examinée uniquement depuis un endroit sûr, avec le zoom d’un appareil si nécessaire.
Dans des emplacements bas ou atypiques
Des nids sont aussi signalés près du sol, dans un talus, une cavité, un arbre creux ou une infrastructure. Ces cas sont moins caractéristiques, mais ils rappellent qu’aucune hauteur ne permet d’exclure formellement l’espèce.
Lorsqu’un insecte entre régulièrement dans une ouverture, ne bouchez jamais celle-ci. Une obstruction ou une vibration peut provoquer une réaction défensive et déplacer les sorties vers un autre passage.
Comment reconnaître le nid sans s’en approcher ?
Un nid secondaire de frelon asiatique présente généralement une enveloppe faite de fibres végétales mâchées, avec des strates grises, brunes ou beige clair. Sa forme évolue avec son agrandissement : elle peut être arrondie au début, puis devenir ovale ou piriforme.
Les indices les plus utiles en juillet
- une structure fermée à l’aspect de papier stratifié ;
- une forme sphérique, ovale ou en goutte ;
- une ouverture généralement placée sur le côté du nid secondaire ;
- un va-et-vient diurne régulier de frelons vers un point précis ;
- un nid encore modeste ou déjà en croissance rapide, selon l’avancement de la colonie.
L’ouverture latérale est un indice intéressant, mais elle ne doit pas être recherchée au prix d’un rapprochement. Une photo prise au zoom peut aider un professionnel à examiner la forme générale. Notre guide pour reconnaître un nid de frelon asiatique rassemble d’autres critères d’identification.
Pourquoi une simple visite de frelon ne suffit pas
Un frelon observé sur des fleurs, des fruits, un point d’eau ou en chasse ne prouve pas que le nid se trouve dans le jardin. Les ouvrières parcourent leur environnement pour chercher des ressources. Plusieurs passages orientés dans la même direction peuvent éveiller l’attention, mais leur interprétation reste incertaine sans localisation de la structure.
Il est déconseillé de suivre les insectes dans une végétation dense ou sur une propriété inaccessible. Contentez-vous de noter l’heure, le lieu, la direction générale et la fréquence approximative des passages depuis un point sûr.
Ne pas confondre avec un nid primaire ou une autre espèce
Le petit nid primaire possède habituellement, au début de son développement, une ouverture orientée vers le bas. D’autres guêpes sociales construisent également des enveloppes en papier. Quant au frelon européen, il installe souvent sa colonie dans une cavité, bien que la seule localisation ne suffise jamais pour identifier l’espèce.
En cas de doute, ne tentez pas de toucher le nid. Consultez le dossier sur la manière de reconnaître et localiser un nid de frelon, puis faites valider vos photographies.
Que faire immédiatement si vous découvrez un nid ?
La conduite à tenir repose sur trois principes : ne pas provoquer la colonie, réduire l’exposition des personnes et transmettre une observation exploitable. La destruction improvisée expose à des piqûres multiples et peut disperser les frelons sans régler la situation.
1. Reculez calmement et gardez une distance de sécurité
Restez à au moins cinq mètres du nid, et davantage si vous vous trouvez dans un couloir de vol ou si les frelons manifestent une agitation. Ne restez pas directement sous la structure. Éloignez les enfants et les animaux, puis choisissez un itinéraire qui ne passe pas devant l’entrée supposée.
Si vous avez découvert le nid pendant la taille d’une haie, l’élagage, le débroussaillage ou la tonte, arrêtez l’appareil dès que cela peut être fait sans vous rapprocher. Ne retournez pas chercher un outil posé à côté du nid.
2. Supprimez temporairement l’accès à la zone
Prévenez les occupants, les voisins directement concernés et les personnes amenées à travailler sur place. Une barrière ou un repère placé à bonne distance peut empêcher une approche accidentelle, sans encercler le nid ni gêner les intervenants futurs.
Reportez les activités générant des vibrations ou des mouvements de branches : taille, tonte, jeu de ballon, travaux de toiture, déplacement de bois ou usage d’une échelle. N’utilisez pas de jet d’eau, de fumée, de flamme, de projectile ou d’aérosol domestique.
3. Recueillez uniquement des informations sans risque
Depuis un emplacement protégé, relevez l’adresse ou les coordonnées, le support du nid, sa hauteur approximative et les contraintes d’accès. Si les conditions le permettent, prenez une photographie générale et une image au zoom. Ne placez jamais votre téléphone au bout d’une perche et n’utilisez pas une échelle.
4. Signalez le nid et sollicitez un professionnel
Les modalités d’organisation et d’aide financière varient selon les territoires. Vous pouvez contacter la mairie ou l’organisme qui coordonne localement la lutte afin de connaître le dispositif applicable. Pour toute intervention, adressez-vous à un professionnel formé et équipé, capable d’évaluer la hauteur, l’accessibilité, la proximité du public et l’espèce concernée.
Ne tentez pas de décrocher, boucher, brûler ou traiter vous-même le nid. Même encore petit en juillet, il peut déjà abriter de nombreuses ouvrières capables de défendre collectivement la colonie.
Quels dangers sont les plus importants en juillet ?
Le frelon asiatique n’attaque pas systématiquement une personne croisée loin du nid. Le risque augmente surtout lorsque la colonie est dérangée à courte distance. En juillet, la végétation dense rend les contacts accidentels plus probables pendant les travaux de jardinage.
Les situations à éviter absolument
- tailler une haie où un va-et-vient inhabituel est visible ;
- secouer ou couper la branche portant le nid ;
- installer une échelle pour prendre une photographie ;
- boucher une cavité utilisée par les frelons ;
- faire voler un drone près du nid sans cadre professionnel adapté ;
- pulvériser un produit depuis le sol ;
- rester dans la trajectoire d’entrée et de sortie des ouvrières.
La pose d’un piège artisanal près du nid ne permet pas de neutraliser la colonie. Elle peut en outre capturer de nombreux insectes non ciblés. Le traitement du nid et les éventuelles mesures de protection des ruchers relèvent de démarches distinctes.
Quand une piqûre devient-elle une urgence ?
Après une piqûre, appelez immédiatement le 15 ou le 112 en présence de difficultés à respirer ou à avaler, de gonflement de la langue ou de la gorge, de malaise, d’urticaire généralisée ou d’autres signes évoquant une allergie grave. Une piqûre dans la bouche ou la gorge et des piqûres multiples nécessitent également une prise en charge urgente. Le 114 est accessible aux personnes sourdes ou malentendantes.
SignalNids n’est ni un service médical d’urgence ni une autorité publique. En cas de danger immédiat pour une personne, utilisez les numéros d’urgence appropriés.
Pourquoi un signalement effectué en juillet est-il utile ?
En juillet, le nid secondaire peut être plus petit et moins visible qu’à la fin de l’été, mais son activité va généralement augmenter avec le développement de la colonie. Un signalement documenté permet de conserver sa position, de partager une photographie et de faciliter l’orientation vers les acteurs susceptibles de vérifier ou de gérer la situation.
Une déclaration doit rester factuelle : localisation aussi précise que possible, date d’observation, type de support, hauteur estimée et photographies prises sans approche. Si l’identification demeure incertaine, indiquez-le plutôt que de présenter une supposition comme une certitude.
Pour replacer cette découverte dans l’évolution saisonnière de la colonie, consultez le cycle de vie d’un nid de frelon asiatique.
Conclusion : en juillet, prudence autour des arbres et des haies
Le nid secondaire du frelon asiatique se trouve souvent dans la ramure d’un arbre, mais il peut aussi être dissimulé dans une haie, sous une toiture, contre un bâtiment ou près du sol. Juillet est une période de transition : le nouveau nid peut être en construction tandis que le premier reste temporairement actif.
Ne cherchez pas à obtenir une confirmation en vous approchant. Respectez une distance d’au moins cinq mètres, interrompez les travaux, éloignez les personnes et sollicitez un professionnel pour toute intervention.
Vous pouvez déclarer le nid sur SignalNids avec sa position, la date de l’observation et des photos prises au zoom. Ce signalement contribue au partage de l’information, mais ne remplace ni les services d’urgence, ni la mairie, ni l’organisme officiellement chargé de la lutte dans votre territoire.
Questions fréquentes sur le nid secondaire en juillet
Un nid secondaire est-il déjà gros en juillet ?
Pas nécessairement. Sa taille dépend de la date de fondation, de la météo, des ressources et du moment de la délocalisation. Il peut encore être discret en juillet, puis augmenter rapidement au cours de l’été.
Le nid secondaire est-il toujours situé en haut d’un arbre ?
Non. Les arbres constituent un emplacement fréquent, mais des nids secondaires sont aussi trouvés dans des haies, des buissons, sous des toitures, dans des bâtiments ou à faible hauteur.
Deux nids proches sont-ils forcément deux colonies ?
Non. Pendant la délocalisation, le nid primaire et le nid secondaire d’une même colonie peuvent rester simultanément actifs. Seule une évaluation compétente permet d’interpréter la situation.
Puis-je couper une branche pour éloigner un petit nid ?
Non. Couper ou secouer son support peut déclencher une défense collective. Éloignez-vous, bloquez l’accès à la zone et faites appel à un professionnel équipé.
À quelle distance faut-il rester d’un nid ?
Les recommandations officielles indiquent une distance minimale de cinq mètres. Éloignez-vous davantage lorsque le passage est fréquenté, que vous êtes dans l’axe de vol ou que les frelons paraissent agités.
Sources consultées
- Anses, Vigil’Anses : frelon à pattes jaunes et envenimations
- Muséum national d’Histoire naturelle : précautions à prendre
- FREDON Centre-Val de Loire : cycle et reconnaissance des nids
- Applied Entomology and Zoology : répartition des nids à l’échelle locale
- Insects : nids embryonnaires, délocalisation et nids secondaires
- Assurance Maladie : conduite à tenir après une piqûre
Sources consultées
Informations vérifiées à partir de sources publiques consultées le 16/07/2026.
- Frelon à pattes jaunes et autres hyménoptères : des envenimations à surveiller (vigilanses.anses.fr)
- Précautions à prendre (frelonasiatique.mnhn.fr)
- Frelon à pattes jaunes : reconnaissance, réglementation, piégeage (fredon.fr)
- Invasion dynamics of Asian hornet, Vespa velutina: a case study of a commune in south-west France (pmc.ncbi.nlm.nih.gov)
- Embryo, Relocation and Secondary Nests of the Invasive Species Vespa velutina in Galicia (pmc.ncbi.nlm.nih.gov)
- Piqûres de guêpes, abeilles, frelons et bourdons (ameli.fr)
Un nid ou une présence suspecte ?
Gardez vos distances et utilisez SignalNids pour déclarer le nid ou l’observation afin d’aider la vigilance locale.